Après les attentats

Attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015... Après cette nuit de terreur, les Parisiens ont redressé la tête, et exprimé sur les murs leur soutien aux victimes, et leur résistance

© VN/ Paris Mag

 

C'est un article que nous aurions préféré ne jamais avoir à faire. Impossible cependant de prétendre que cela n'a pas existé...

 

L'horreur est survenue vendredi 13 novembre au soir, vers 21h30, lorsqu'un groupe de terroristes a fait feu sur des innocents en terrasse, au restaurant Le Petit Cambodge, et au bar Le Carillon, dans le dixième arrondissement. S'en est suivi un circuit horrible dans les rues des dixièmes et onzièmes, semant la mort sur son passage. Laissant les terrasses en sang, devant le bar La Bonne Bière, rue du Faubourg-du-Temple, le restaurant Casa Nostra, quelques mètres plus loin, puis rue de Charonne, devant le bar La Belle Equipe, et enfin boulevard Voltaire, où un kamikaze se fait exploser. Au même moment, une autre équipe extermine sans pitié les spectateurs d'un concert du groupe rock Eagles of Death Metal au Bataclan, quelques mètres plus loin. Causant quelque 130 morts au total.

 

Paris, touché en son coeur, en plein quartier bobo, près du canal Saint-Martin, et dans le onzième. Un quartier populaire aussi à sa façon, une certaine mixité sociale et culturelle y restant ancrée. L'horreur est survenue, et nous en savons plus désormais sur le déroulé précis de ces opérations horribles. Mais aussi sur les héros qui se sont révélés, en venant en aide aux victimes, en les conduisant à leur domicile, comme les taxis et chauffeurs de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC), en hébergeant les rescapés à leur domicile, en attendant que les choses se calment, ou encore en donnant leur sang, et en soignant les blessés.


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Le sursaut militant des Parisiens a été à la hauteur du désastre. Deux semaines après ces évènements, ils sont nombreux à se rendre sur les lieux de recueillement dressés aux endroits touchés. Place de la République, sur la statue encore recouverte des hommages aux victimes des attentats de Charlie Hebdo, dix mois plus tôt, des messages de soutien provenant du monde entier ont été tracés. Enfin, des dizaines de street artistes ont pris leurs bombes - de peinture, cette fois - pour apporter une réponse en images à cette barbarie. Avec des slogans, comme "(S)pray for Paris", et des textes plus longs, écrits en masse et affichés près des lieux de drame et ailleurs. Ou encore cette maxime de la ville de Paris "Fluctuat nec mergitur", que l'on peut traduire par "il est battu par les flots, mais ne coule pas", reprise sur les réseaux sociaux et dans les rues, remise à l'honneur par la municipalité sur des panneaux et les murs des mairies.

 

Nous avons voulu rendre hommage aux victimes, et célébré ce sursaut artistique et citoyen, en montrant comment la ville s'est adaptée à ce drame. Voici donc des images de ces lieux de recueillement, où ont eu lieu les attaques, et d'oeuvres de street art, sur les murs de ces arrondissements meurtris, et ailleurs dans la ville. En hommage aux victimes, aux survivants, et à la vie...


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